Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises — y compris les TPE et micro-entreprises — doivent être en conformité avec la facturation électronique. Contrairement à une idée reçue, il n’existe plus de solution 100% publique et gratuite pour cela : le Portail Public de Facturation (PPF), initialement prévu pour émettre les factures gratuitement, a changé de rôle en 2024. Il sert aujourd’hui uniquement d’annuaire pour orienter les échanges — l’émission et la réception passent obligatoirement par une Plateforme Agréée (PA) privée.
Cela ne veut pas dire qu’il faut payer cher, ni s’enfermer chez un éditeur. Ce n’est pas qu’un choix technique, c’est une question de souveraineté sur vos propres données : où sont-elles hébergées, sous quel droit, et qui décide si vous pouvez les récupérer demain ? Avant de choisir une PA, posez-vous trois questions, quelle que soit la taille de votre entreprise.
Est-elle gratuite pour votre volume réel ? La plupart des TPE émettent quelques dizaines à quelques centaines de factures par mois — largement en dessous des seuils gratuits proposés par plusieurs PA du marché.
Est-elle liée à un éditeur en particulier, ou reste-t-elle indépendante ? Beaucoup de PA sont proposées par défaut par le logiciel comptable qu’on utilise déjà. Le problème arrive plus tard : si dans deux ans vous changez de logiciel comptable, que devient votre PA ? Pouvez-vous la garder et connecter vos données au nouvel outil, ou devez-vous tout reconstruire parce qu’elle est verrouillée chez l’éditeur que vous quittez ?
Pouvez-vous en sortir facilement si besoin ? Avant de créer votre compte, vérifiez les conditions de portabilité de vos données. C’est la question que trop peu de dirigeants posent, et c’est souvent celle qui coûte cher deux ans plus tard.
Pour la mise en conformité immédiate, je propose un accompagnement pour les TPE et indépendants de la région sur la création de compte SuperPDP, une plateforme agréée qui répond à ces critères pour un usage TPE (gratuite jusqu’à 1 000 factures/mois, API ouverte). Ce n’est pas la seule option du marché, mais c’est un choix cohérent quand on regarde les critères plutôt que le nom de la marque.
Et parce que la vraie question n’est pas seulement de recevoir vos factures aujourd’hui mais d’émettre les vôtres d’ici septembre 2027, on peut aussi anticiper ensemble le choix de votre outil de facturation, sans précipitation.
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